À toi qui n’a pas (encore) d’enfant

Andrée-Anne Chassé Vie de maman

Crédit : Pexels

 

Laisse-moi te dire un truc; je te vois me juger quand ma fille hurle à s’arracher les poumons ou encore lorsqu’elle me regarde en me défiant de l’attraper juste avant de se lancer dans une course à la mort vers la rue. Oui, tu me juges. Tu me juges moi parce que chacun des mouvements de mes enfants que tu qualifies d’inapproprié n’a selon toi d’égal que mon incapacité à les rendre adulte dès la naissance.

 

Ça y est, au moment même où ton attitude commence à jouer des tours à mon cœur de maman, ma fille me fait une danse du bacon. Tsé quand il est en train de frire sur la poêle. Pis là, tu te penches vers ton voisin et, fier comme un paon, tu clames haut et fort que toi, tes enfants ne seront pas comme ça. Comme ça. Tes paroles sont à la fois si tristement péjoratives et empreintes d’un fort probable profond mal à l’être que je me dis qu’au fond, ce n’est peut-être pas en mes enfants que réside le problème.

 

Permets-moi, aujourd’hui, d’esquisser un sourire derrière mon chapeau (ou dans mon poil de pinch quand ça fait une semaine qu’il n’a pas vu ma pince à épiler). Ce que j’ai entre autres appris avec le temps, c’est que le karma, cher ami, ne laisse personne dans l’oubli. Un jour, tu auras des enfants à ton tour et tu vas comprendre, je te le souhaite, que l’on ne choisit pas. On ne choisit pas le tempérament de nos enfants. On ne choisit pas non plus leur quantité d’énergie ni leur timbre de voix.


Sache seulement que j’ai souhaité que mes enfants soient en santé et c’est ce qui m’a été donné. Je remercie tous les jours pour cette bénédiction. J’espère qu’il en sera pareil pour toi. Et pour le reste, ben tu vas t’adapter. En tout cas, moi c’est ce que j’ai fait!


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