Je nourris mon enfant

Myriam Sergerie Dupuis Vie de maman

Crédit photo : Pexels

 

Tout a commencé quand il est né, à peine sorti de mon ventre. On l’a déposé sur moi après qu’il ait pété une solide coche, ce qui, j’aurais dû m’en douter, était annonciateur de son tempérament bouillant. Bref, il a pleuré, pis c’est là que j’ai fait mon premier peau à peau et que j’ai nourri mon enfant. C’était magique;  nos peaux collées, papachum les yeux plein d’eau, le mini qui tétait. Son odeur. Pour vrai, j’y repense et j’ai le nez qui picote et un petit motton dans la gorge. Je vous le dit, c’était un moment puissant. J’ai nourri mon enfant.

 

Et depuis ce temps, je nourris encore mon enfant, oui oui ! Et la façon dont je le fais ne regarde que moi et surtout, ne déterminera ni le genre d’enfant, ni le genre d’adulte et de parent que mon précieux deviendra. Ça a l’air que le développement est multifactoriel. Fou de même. Pire, call me crazy, mais j’ai tendance à croire que la provenance du lait ne déterminera pas si mon fils se transformera en Obama ou en Donald Trump plus tard et n’influencera pas ses bonnes manières ni ses résultats académiques.

 

Crédit photo : Giphy

 

Revenons à l’essentiel. Ce qui est tellement et réellement important. Je nourris mon fils. Quand il a faim, je suis là, fidèle au poste. On se colle et on se regarde dans le blanc des yeux pendant qu’il boit. J’ai ressenti ma première bouffée d’amour inconditionnel alors qu’il avait une ou deux semaines. Je l’aimais déjà d’Amour, mais t’sais, la vague puissante qui t’étouffe, la chaleur incroyable qui t’envahit, la certitude que tu ferais tout au monde pour cette petite chose et qui te fait pleurer de Bonheur pendant cet instant précieux… ben j’étais entrain de lui donner à manger quand c’est arrivé. Et je me souviens exactement de ce moment, même un an plus tard. Encore aujourd’hui, je profite de ce moment pour lui raconter l’histoire incroyable d’amour de ses parents, qui a mené à sa présence sur Terre. Parfois, je lui dis qu’il est un chevalier qui chasse les dragons pour sauver un bébé chat emprisonné dans un moulin à vent (been there, done that cette semaine). Souvent, je lui chante << Les enfants sur la Lune >> ou << Ani Couni Chaouani>> comme ma maman me le chantait quand j’étais petite. Il flatte ma poitrine, je lui caresse la petite main et les cheveux. Je lui dis que je l’aime. Et tout ça, pendant ce moment privilégié, quand je nourris mon enfant.

 

Je ne comprends pas pourquoi il est si important de savoir avec quoi je le nourris. Je ne comprends pas pourquoi une pression malsaine et un fossé se créent entre les mamans de ce monde qui allaitent et celles qui biberonnent. Je ne comprends pas le besoin de se comparer, ou pire, de se valoriser, à travers les choix des autres mamans. Il semblerait que parent heureux = bébé heureux. Et si ça n’a aucun intérêt pour personne de savoir ce que vous avez mangé pour déjeuner, ça ne les regarde certainement pas de savoir de quelle façon vous avez choisi de nourrir votre enfant.

 

Pour ma part, j’ai choisi de le nourrir avec un sourire et ben de l’amour et je pense que ça va être parfait d’même!


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