Je suis le Grinch

Dominique Fournier Fêtes

Crédit : Pixabay

 

Je suis le Grinch. Détrompez-vous, j’aime plutôt Noël, outre la température de merde et la slush, c’est joli, c’est joyeux et très beau avec toutes les maisons décorées. Je ne suis pas de ces enthousiastes qui font leur sapin le 1er novembre, mais tsé, je ne vais pas vomir dans ma bouche quand je vois le père noël le 10 novembre à Place Laurier. Mais LA chose que je déteste le plus profondément de Noël, ce sont les cadeaux de Noël.

 

À tous les ans, j’ai un désir secret que tout le monde s’entende dans un consensus pour skipper la partie des cadeaux et, à tous les ans, je me retrouve déçue et encore stressée à courir après lesdits cadeaux au centre d’achat le 24 décembre PM.

 

Les cadeaux de Noël, c’est la pire invention du monde. T’as premièrement tes enfants, ceux-là même qui ont déjà absolument tout, car tsé, de nos jours, on attend plus Noël pour leur donner des cadeaux, ils en ont à longueur d’année. Ensuite ton chum, (parenthèse comme ça j’ai retourné 4 cadeaux de Noël insatisfaisants l’an passé. QUATRE!!! Il va sécher certain cette année! hihi). Ensuite tes parents, ta sœur, ton frère, ta belle-famille, la vieille tante en CHSLD que tu te fais un devoir d’aller visiter, l’éducatrice de la garderie, la remplaçante, la prof, un cadeau d’hôtesse pour celle qui a la joie de recevoir tout le monde, un cadeau de pige et un autre cadeau, juste au cas où il t’en manquerait un.

 

C’est vraiment un casse-tête de trouver quelque chose qui, on espère, plaira à chacun, mais qui sera aussi assez safe pour être sur de ne pas trop se tromper et que la personne ne soit pas déçue.  C’est donc pour ça que chaque année, on se retrouve avec une montagne de thés Davids tea et des chandelles parfumées en quantité industrielle. Il y a aussi le stress du montant. On ne veut pas passer pour cheap, mais en même temps, le but n’est pas de ré-hypothéquer la maison pour faire plaisir à tout ce beau monde. C’est tellement embarrassant d’arriver avec une jolie tasse pour faire du chocolat chaud alors que l’autre te donne un MacBook Pro.

 

Outre le stress de trouver quoi donner et celui du montant à mettre, il y a le stress de déterminer à qui on fait un cadeau et où ça s’arrête. Par exemple, son patron, cadeau ou pas? C’est toujours embêtant en ce qui concerne les collègues, alors un jour quelqu’un a eu l’idée de faire l’échange de cadeaux du bureau. Ça, c’est un des trucs que je trouve le plus ridicule de Noël. Je ne sais pas pour vous, mais moi je me dis que tant qu’à faire une liste de 3 choses à 20$ dont j’ai plus ou moins besoin et que la secrétaire me fasse sa liste de choses dont elle a elle aussi plus ou moins besoin, pourquoi on ne garde pas chacun notre 20$ pour s’acheter quelques choses quand on a aura besoin, pour vrai?

 

Pour ma part, mes amis sont tous prévenus et savent que je suis le Grinch. La règle c’est : ne me donne jamais de cadeau sans m’en parler d’abord, car je me sentirais obligée à mon tour de t’en faire un et saches que ça ne sera pas de gaité de cœur. Noël serait, à mon avis, beaucoup plus festif et moins stressant si on laissait tomber la tradition des cadeaux. Ou alors on revient à la bonne vieille formule du temps de nos ancêtres; une pomme et une orange! Tiens, voilà, c’est fait! Ne pourrait-on pas juste revenir aux valeurs de base de Noël, soit l’amour, la famille, le partage, la bouffe en excès et probablement un petit verre, avec ça? Ça, ce sont des valeurs dans lesquelles je me reconnais.

 

Joyeuses Fêtes!


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