La nostalgie de mon congé de maternité

Laura Dion Vie de maman

Crédit : Pexels

 

Je cours comme une folle, matin, midi, soir. Je cours après le temps, je cours après la vie.

 

Le cadran sonne à 5h45 et hop! La journée commence. On se lève s’extirpe du lit, on part la cafetière, s’arrange tant bien que mal, le déjeuner, les lunchs, habille bébé (et soi-même, lorsqu’on a le temps un peu de se choisir un outfit qui fit) et 7h arrive.

 

On n’a pas fini de courir parce que la journée vient tout juste de commencer et je suis déjà essoufflée! Bébé à la garderie, je sirote mon (trop) petit café dans l’auto, encore à moitié sur l’adrénaline d’avoir eu finalement le temps d’être à l’heure. Arrivée au travail, ou dans mon cas à l’école, flush parce que le trafic empire jour après jour, j’entre dans mon cours, la tête bourrée de choses et de fatigue accumulée. Quelques 2h plus tard, je bénéficie d’une pause de 10 minutes, le temps de m’aérer la tête, ou pas. 45 minutes de pause dîner ou je n’ai même pas le temps de digérer que déjà on recommence, un autre 2h et une autre pause de 10 minutes.

 

Dès la fin des classes, je cours à l’épicerie (parce qu’on n’a pas eu le temps dans la grosse fin de semaine de visite/travail/sortie familiale/tentative de repos) pour arriver à l’heure à la garderie parce que veut, veut pas, notre super gardienne-héroïne à également une vie et qu’au fond, voir mon p’tit cœur, ça fait un bien fou. À travers ce brouhaha quotidien, je m’ennuie d’elle et de sa simplicité!

 

J’arrive à la maison, souper, bain, lecture, câlins, dodo. 

 

Il faut trouver le temps là-dedans de prendre une douche (de 3 minutes et quart), de faire le ménage parce que le bazar du matin et de la veille traînent encore partout. Des morceaux de pâté chinois sont probablement encore sous la chaise-haute.

 

Je réussis enfin à endormir ma fille. 

 

Déjà 20h15 et je ne me suis même pas encore assise 2 minutes. J’ai couru toute la journée pour une seconde de sainte paix. Je n’ai eu aucun, ou presque pas, de moment de qualité avec mon conjoint ou ma fille que déjà, là journée est terminée ...

 

À 9h30, je somnole sur le divan. Aucune énergie pour un petit moment de tendresse avec mon chum. Je suis brûlée par dessus la tête, mon enfant vieillit et je n’ai même pas l’impression de la voir grandir. Mais comment font ceux qui ont plusieurs enfants?! Je vous admire.

 

Je suis tannée de courir après le temps. Le temps de qualité. Aujourd’hui, en savourant mes 30 minutes de calme du soir sur le divan, je réalise à quel point mon congé de maternité m’apportait cette sainte paix et ces doux moments de qualité. Un an ça passe vite, tellement vite ... 

 

Je regrette de ne pas avoir pris le temps d’apprécier le temps.


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