Ma fille ...

Collabo discrète Vie de maman

 

Crédit : Pixabay

 

J’ai une peur d’écrire ce texte, je me sens un peu fébrile. Ma fille, il y a longtemps que je veux t’écrire ceci. Le meilleur moment m’apparaît être maintenant.

 

Un mardi soir, papa travaille et tu viens de t’endormir paisiblement dans ton lit, ne sachant rien des tracas de ta maman. La vérité, c’est que j’ai peur mon cœur. Maman a peur.

 

Dans le silence de la maison, de la solitude de mon cœur sur le divan. De ma peine dans la bouteille de vin. De mes larmes versées en silence dans la nuit. De mes cernes le matin. De tout ça; La vérité c’est que je n’aime plus ton papa.

 

Et j’ai si peur, peur que tu m’en veuilles. Peur que plus tard, tu ne me comprennes pas.

Que tu m’en veuilles de détruire ce qu’est une famille. Notre famille. De briser ce que tu t’étais faite comme idée de l’amour, l’idée de deux parents aimants et amoureux. 

 

Tu sais ma puce on t’aime tant. On sera toujours là pour notre enfant, notre souffle.

 

Et ce soir j’ai peur de te perdre. Qu’un jour la nouvelle femme de papa prenne ma place, qu’elle fasse des choses que je ne ferai pas. Qu’elle soit une meilleure maman que moi. Je redoute le jour où je me sentirai seule, terriblement seule, et qu’il n’y aura personne pour m’aider à me relever. Qu’un jour la famille que je me sois créée appartienne à une autre. Qu’une autre femme que moi remarque à quel point tu es spéciale et unique. À quel point tu es douce et à quel point tu es drôle.

 

J’ai peur ma fille.

 

Alors je reste là, dans la nuit, à pleurer mon chagrin et à attendre de voir des jours meilleurs. Maman est triste ma chérie. Maman pleure. Maman a peur.

 

Et tu sais mon cœur, en grandissant, on perd de la tendresse, c’est plus difficile d’entretenir les caresses. On veut tellement tout faire en même temps qu’on oublie qui on est réellement. Qu’on oublie qu’au fond, ce qui t’a créé, c’est la tendresse de nos baisers et de nos sentiments, de l’amour puissant, de toute l’histoire au-delà. On s’oublie et ça fait mal.

 

Ne croit jamais que tu as brisé maman et papa.

 

On s’est brisé seuls. À s’oublier... À se négliger. 

 

À demain mon bébé. Maman sera là, plus forte qu’hier.


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